Le disque du matin, calme, posé, smooth. Un voix légèrement fragile qui chante avec tristesse des mélodies folk et pop. Evidemment, yuy le monde en à déjà parlé sur internet, tout le monde à dit les même choses que je vais dire, mais ça m'importe peu, c'est ce que j'écoute depuis ce matin et ça me va très bien. Arthur Auguste Bondy à mis huit longue années à accoucher de son album, lui qui fut frappé par pas mal de tragédies entre temps (incendie de sa maison, élection de Donald Trump...), et on le sent bien à l'écoute, un homme qui prend sur lui pour faire mais qui laisse transpirer, presque sans le vouloir, le poids des choses qui l'accable ? Ritournelles faussement légères, montées sur un canevas électronique, pop et folk à l'unissons pour ces dix titres très beau, très sensible, qui toucheront l'auditeur. C'est le spleen qui donne envie de prendre son temps, d'avancer en marchant, mais, et surtout, de relancer la lecture une fois terminé.
L'album de ma flemme de chercher. Trouvé en "album of the day" sur bandcamp, j'ai simplement cliqué sur écouter sans trop y croire et puis on verra bien. En voilà qui veulent marcher sur les terres de Tame Impala, d'Arcade Fire ou de Sparklehorse, comme ils le disent eux même , leurs principales inspirations. Et tout ça pour ça, un album lumineux, éblouissant même, qui rayonne. Une pop légère mais sophistiqué, inspiré et vibrante, teinté de rock, de folk et de plein d'autre chose. Une déferlante de bonne humeur, de fraicheur, servis par un quintet de musiciens au sommet de leur art, j'en suis resté coller sur ma chaise, me surprenant, à fredonner. C'est de plus en plus compliqué d'établir un classement en fin d'année, mais merde, celui là en fera parti, que c'est bon, on en redemande !
Boom, le mec pose ça là, comme ça, l'air de rien. LP5 , un nom bien court pour un album sur lequel on pourrais écrire bien des lignes de branlette intellectuel (j'aime le faire aussi parfois). Le producteur allemand s'en revient de sa collaboration avec Modselektor, ou le meilleur côtoie parfois du moins bon, c'est comme ça. Tout n'est pas à jeter dans Moderat, une poignée de titres sont de pures merveilles et mérite amplement de figurer dans toute playlists qui se respecte. Cela étant dit, revenons à l'objet de nos désirs.
On rentre dans l'album assez facilement, il est moins nerveux que ces prédécesseurs, plus dosé, plus équilibré, et meilleur. Une approche classique sur laquelle se greffe le meilleur de la musique ambient et techno. C'est parfois quelques notes de guitares, de basses, claqué sur une plage de synthé ou s'affole en arrière plan une trompette folle. C'est aussi parfois une batterie arythmique, mais surtout, une voix, cristalline, fragile, qui s'exprime au meilleur de sa forme et bombarde les émotions avec une force tranquille. C'est très simple, on est un cran au dessus de tout ce qui se fait dans le genre, sans mentir, voilà une production léché, des compositions qui font mouche à chaque seconde et un compositeur au sommet de son art. C'est tout.
Gloire à l'Angleterre, dont elle seule sait comment créer des artistes de cette classe. Non que le reste du monde en soit incapable, mais l'Angleterre seule sait, elle, sortir des Thomas Nation. C'est typique, tout y est : Relent de Britpop grand public, folktronica à l'orgue, vois suave et susurré, ballade à la guitare sèche, batterie lox tempo mélancolique. Il y a cette petite touche que seule les insulaires qui nous servent de voisins sont capable d'insuffler à leurs musique. C'est un vrai ravissement, qui s'écoute lentement en ne faisant rien. Un album pour chiller et continuer de se morfondre un peu plus, vaguement dépressif. C'est beau.
On aurait pu oublier, à la longue, qu'Alessandro Cortini, clavier de Nine Inch Nails depuis 2004, était capable, entre 2006 et 2009, de composer et d'enregistrer pas moins de quatre E.P en trois ans. Les trois dernier, réunis en un seul album en 2009 sous le nom de Pearls To Pigs, resteront comme le pinacle du musicien italien en terme de composition. Après cela, il enregistrera, avec succès, d'autre album plus électronique avec Sonoio et en son nom, mais cette guitare Folk et cette voix chargé de sensibilité, nous ne l'entendront plus comme elle sonnait sur cette série d'EP jeté en pâture sur le net.
Cet album résonne d'une façon d'autant plus particulière aujourd'hui, quand on sait à quel rôle d'exécutant est cantonné Alessandro Cortini au seins de son band actuel, et sur la dernière tournée, il n'approchera presque plus un clavier, jouant la basse à l'arrière de la scène, chantant de façon inaudible sur les chœurs. Non pas qu'il ait jamais recherché la lumière. Les compositions d'un Cortini sont écouté de façons assez discrète par un public de niche. S'il connut son quart d'heure de gloire en remixant Nine Inch Nails et Ladytron à la fin des années 10', son chemin à depuis été bien sinueux pour qu'il emprunte celui de l'électro ambient. Son amour pour les claviers et synthétiseurs analogique l'ayant conduit sur la voie de la qualité mais aussi de la confidentialité.
Il y a une fraicheur indéniable sur ce trio d'EP. Les compositions de l'ensemble sont très cohérente, les sujets abordés autant léger que grave, le tout sur un ton doux amer, on y parle aussi bien d'amour que du beau temps, on s'y fait volontiers introspectif en parlant de l'enfance. La fonction catharsique du disque est indéniable, il s'agit du premier vrai effort solo du musicien qui y déversa alors tout ce qu'il ressentait sans distinction. Musicalement, c'est un fourmillement d'inspiration et d'influence. Cela embrasse aussi bien une certaine musique électronique qui n'est pas sans rappeler le travail de Moby, une musique Folk sensible et discrète qu'on aime appeler folktronica pour le mélange, mais aussi, parfois, des incursion rock et même reggae. La voix du musicien d'y fait douce, sensible et entrainante, jamais ennuyeuse, accompagnant à merveille une orchestration magnifiant l'ensemble. Le mieux pour s'en convaincre, c'est encore d'aller jeter une oreille curieuse sur cet album dont chaque piste est un morceaux de bravoure. Bien épaulé par le très discret Pelle Hilstrom à la guitare, qui n'est là presque que pour jouer la musique écrite par Allesandro Cortini, l'album est indubitablement un petit ovni dans la galaxie des groupes gravitant plus ou moins loin d'un Trent Reznor et son one man band hégémonique. Et comme je suis à peu près certain de vous convaincre en une chanson, en voici une que je vous conjure d'écouter, vous n'avez rien à perdre, je vous assure.
Point de sensiblerie mal placé, Triangle, le one man group du Clermontois Kevin Bertrand, fait mouche avec beaucoup de générosité. C'est assurément touchant, maîtrisé à la perfection et plein de bonne volonté. On oscillera entre un folktronica feutré et inspiré et une pop plus classique, sachant que chaque piste est relevé par une voix pénétrante qui rappellera celle de Thom Yorke ou bien Sufjan Stevens.
La générosité dans l'interprétation, d'abord, parce que le disque vas chercher à vous séduire, ce qu'il finira par faire quoi qu'il arrive, mais aussi dans la quantité, puisque c'est pas moins de seize pistes qu'on nous sert, plus un remix (un bon remix même). Une belle surprise, sans aucun doute, chaudement recommandé !
Joachim Cooder, chanteur, auteur, producteur et interprète. Donc si on constate que le bonhomme est tout à fait multitâche, qu'il à collaborer sur une dizaine d'album, qu'il ne lui manquait plus que ça à son arc, dirons nous.Porté par une voix sublime, au même niveau que celle de Sufjan Stevens ou d'un Bon Iver moins maniéré, le mec assure totalement, à un parfait contrôle de ses cordes vocales, maitrise la technique de l'écho sans ostentation. C'est un régale pour les oreilles.
Si j'ai bien indiqué World dans les hastags, c'est bien parce que c'est ce que ça veut dire. Voyageons un peu, dans des pays inconnus, laissons le nous prendre par la main et nous laisserons le courant de ce chant mélancolique nous emportez sans résister. Laissons cette musique douce en accord avec nous même nous faire imaginer des ces paysages lointains et mystérieux. Voyageons d'orient en occident tout en levant le majeur dans un signal fort à tout ceux qui voudrait bien nous emmerdez. Là.
Voilà un groupe qui continu de sortir des albums avec une rigueur digne d'un orfèvre. Et tant qu'on est dans les métaphores à base de joyaux, allons y pour en rajouter une couche.
Non pas que celui ci soit plus mauvais ou meilleur que ses prédécesseurs, c'est juste que le groupe n'a jamais sortis de mauvais album, il est resté le même durant toute ces années, avec le même degré de réussite qu'on lui connais. Alors quoi, ici ? Et bien toujours ces chansons Pop/Folk arrangé avec brio, une petite touche de synthé pour resté dans l'air du temps, et paf, un album qui s'écoute de bout en bout sans se faire chier un seul moment, pas de remplissage. L'alchimie des voix masculine et féminine fonctionne encore, chaque musiciens est à son meilleur niveau, à l'image d'une discographie exemplaire et je dirais même, nécessaire, par sa régularité dans ce qu'elle offre de meilleur. Un groupe sous estimé qui continue de faire la musique qu'il aime sans sortir, ou peu, de ses sentiers balisés, car ce n'est pas toujours nécessaire. The Decemberist à décidé de faire de bon disques dans un style qu'il maîtrise, et on lui en demande pas tellement plus, tant que l'inspiration est là, et que je continuerais d'écouter leurs albums, même douze ans après leurs sortie, car il m'enchante toujours autant.
Ce projet à seize mains, fruit de la collaboration entre quatre artistes compositeurs émérite, fait parti des très bonne surprise de ce mois de Juin. Il fallait que tout le système solaire soit passé à la moulinette de ces quatre là pour accoucher d'un disque inclassable, éclectique et très intriguant.
Intriguant car les univers musicaux de ces hommes sont à la base très différents. On y retrouve deux compositeur classique, un ancien collaborateur de Bjork ou Panda Bear et la voix, Sufjan Stevens donc. Après plusieurs écoute, on peut enfin commencer à cerner les contours de ce disque curieux qui ne se laisse pas apprivoiser facilement.
On est pas forcément en face d'un chef d'œuvre. La musique de l'album vas séduire une petite frange d'auditeur, de ceux qui aime le chanteur , déjà, le plus connus du quatuor, ceux là ne seront pas dépaysés, ou pas trop, la voix servant de filin de sécurité tout au long du disque, guidant le voyageur un peu perdu face à l'immensité de l'espace. C'est rassurant mais pas suffisant pour masquer, selon moi, le plus gros défaut de cet album. Le disque manque de cohésion, et on est parfois tenter de zapper certaines pistes pour passer à la suivante. Je pense notamment à ces passages ambiant qui casse le rythme du disque, mal intégré dans cet ensemble, qui s'il est un peu bancale, n'en reste pas moins agréable, la plupart du temps, à écouter et à découvrir, car cela reste un disque riche et dense ou l'on ne boude son plaisir. Certaine chansons, véritables pépites, à l'instar de ce "Mercury" émouvant qui prend au tripes, valent bien d'attendre plus d'une heure de disque pour se faire entendre pour se laisser aller à regarder dehors, et de laisser l'imagination faire le reste.
Sufjan Steven et consort seront en concert à la Philharmonie de Paris le 10 Juillet.
Kurt Vile, surement l'un des artistes les plus intéressant depuis dix ans, continue de nous satisfaire à chacune des sorties d'album, quand bien même il s'agirait d'une collaboration avec Steve Gunn, son guitariste au sein du groupe Violators, un side project du premier.
L'album, assez court, égraine les chansons d'inspiration Folk nimbé d'une petite touche très légère d’électronique, ou la guitare et le banjo on la part belle, accompagné d'un piano fugace et toujours servis par la - superbe - voix de Kurt Vile pour les quatre premières chansons.
Si Steve Gunn n'a droit qu'a deux chansons sur le disque, ça n'en ai pas moins intéressant, puisque que, dans un registre un peu différent, plus construit et structuré, plus mélodieux aussi, Steve s'y permet quelques incursion en territoire psychédélique, mais de peu, pour mieux revenir à ce style de chanson qui évoquera immédiatement l’Amérique, sans qu'on sache trop bien pourquoi.
Une belle façon de prolonger le plaisir après le dernier album de Kurt Vile sorti il y a peu.
De ce duo anglais inspiré nous parvient cet Ep aux accents épurés. Au programme, boucle de guitare, de voix et de percutions parfois à la limite de l’arythmique. Mais quand même, de très belles constructions (c'est le cas de le dire) et des ambiances feutrées style canapés en cuir, soleil de printemps et chaleur. Chaleur apporté par ces voix, d'abord par celles, en contrepoint de la principales, collages de sons bien dosés et ensuite et surtout de la chanteuse. Ce duo dont on ignore tout, sinon le pays d'origine signe un premier effort réussit, agréable à l'écoute, parfais pour rêvasser un peu et prendre du bon temps. Si jamais ils vous prendrait l'envie de faire une promenade, à pieds, en voiture, je conseil fortement. Dans le même genre qu'un album de the XX, mais en mieux.
Pour finir de vous convaincre, un trailer qu'il est beau :
Je sais bien que tout à déjà été dit sur cet album, mais que voulez vous, j'ai jamais eu autant envie de pleurer en écoutant un disque. Un disque est toujours un moyen puissant, cathartique, pour un musicien, d'exprimer ce qu'il ressent. Entre le précédent album et celui ci, un gouffre, pis, un univers. L'empreinte du double deuil plane sur le disque comme un fantôme, et bien que la formule soit galvaudé, il est peut dire que ce disque là est habité.
Habité par le douleur d'un homme qui met en chanson (c'est son septième album) sa peine pour mieux pouvoir l'exprimer. Cet homme qui à perdu sa mère et son beau père et qui saigne sur enregistrement ce que d'autres auraient écris, peint.
C'est peu dire que ce disque est hanté, et nous renvoi à nos propres interrogations et peur. Au travers de onze chansons ou le chanteur, accompagné uniquement d'une mandoline et de quelques effets, explore la vie de fond en comble. Il y est question de d'enfance, thème redondant, d'amour, de famille, et de mort. Dur de mettre des mots sur des sentiments sans paraître pompeux et un peu prétentieux. Mains impossible de ne pas dire que l'auteur compositeur sort ici son meilleur album, le meilleur en tout point, le disque le plus parfait, celui qui caresse franchement le mystique du bout des doigts, celui construit dans la douleur, sans doute le plus chère mais le meilleur matériau qui existe pour le musicien.
Bref, j'ai rarement eu autant envie de pleurer en écoutant un disque.
Une poignée d'EP gratuit sur le Web, et un album sortit cette année, lui aussi gratuit. Sinon, peu de chose sur ces six américains qui "font de la musique sur les choses qui les amusent" dixit eux mêmes, et surtout, prennent soin d'eux. Comprendre: La musique est un hommage aux gens, aux lieux qui inspire le groupe. Ou alors je me plante complètement, allez savoir.
Donc, après cinq d'existence, fêté dignement avec la sortit de ce premier album plutôt remarquable.
Petit florilèges de chansons pop/rock accompagnées de quelques synthés, on dirait fort un collier de perle de la vie quotidienne. Parce qu'on en parle du quotidien, du quotidien, de l'ennuie et d'amour, un peu, parce qu'il y a toujours cette pudeur, voir cette timidité qui habite les textes. c'est dire qu'on prend ses précautions avant de prendre la parole, parce que chez DEERPEOPLE, on respecte la musique aussi bien que la parole, et c'est pas plus mal, car d'autant plus rare ! Pour écouter et télécharger le dit album, c'est sur bandcamp que ça se passe. Pour un aperçu, c'est sur soundcloud avec cette session de trois titres enregistré pour BNTYK.
Bla bla bla c'est un mec de Explosion In The sky (Mark Smith) et un autre de Eluvium (Matthew Cooper) qui décide de fonder un groupe ensemble pour s'éclater bla bla bla. Je dis bla bla bla parce que moi, je n'ai jamais écouté ni EITS ni Eluvium, donc je me fiche pas mal de ce qu'ils faisait avant, peut être que prochainement, j'irais jeter un coup d’œil sur leurs discographies respective mais pas maintenant. Passons.
Attardons nous plutôt sur le contenu du disque, huit titres pour quarante minutes. Ça peut paraître court (comme à moi) ou long (comme à d'autre). J'ai trouvé ça court d'abord, parce que j'ai eu l'impression qu'Inventions ne faisait finalement qu’effleurer le potentiel musical qu'il possède. Comprenez moi, dans ce disque, il n'y à rien à jeter, de la première à la dernière secondes, il n'y à rien, absolument rien à enlever.
Ainsi l'introductif "Escapers" avec ses plage de synthés, ses samples vocaux et ses percus déstructurées ouvre la voix, en forme d'évasion, à une pure session de laboratoire musical, en témoigne le soucis de mélanger les influences de chacun. Ainsi cette guitare discrète, d'abord en arpèges puis en larsens ondoyants dans la seconde moitié de la chanson, le rappelle très bien. Ici, c'est le point de fusion des genres, du post rock et de l'electronica, du folk et de l'ambient, du synthétique et de l'organique.
Si "Escapers", avec son nom pré destiné (évasion), ouvrai la voix, justement , à une totale liberté de composition, "Springworlds" pose dès le début ce qui sera la marque de fabrique du groupe : De longues plages de claviers omniprésentes, des samples de voix et des collages sonore, des percussions lentes, électronique et en retrait, ainsi que quelques guitares, violons et pianos. Clairement, on est dans la recherche de l'émotion, du ressenti, de l'ambiance.
"Peregrine" lance le bal du duo piano/violons, mais sans jamais tomber dans le piège du cul cul. La faute à ces étranges samples de voix d'enfants qui chantonnent, ambiance film d'horreur mais pas trop. Et puis à mis chemin, on dit merde à tout ça et on termine dans un bel emmêlement ambient assez classique mais foutrement bien pensé et efficace.
Et les guitares folks alors ? "Slow Breathing Circuit" est là pour réparer cet oubli. Encore que, cette série de notes légères, cet écho, et ce chants lointain, comme sortis du brouillard, peut il être considérer comme folk? Folktronica, à la rigueur, si on cherche à être chiant sur les étiquettes.
Imaginez une chanson qui commence avec le bruit du vent dans les arbres, puis des collages de chants classique réduit à leurs plus simples expression, des violons si discrets qu'ils se fondent dans le vent, et tout à coup, c'est encore les percussions, en contre rytme, et le chant qui vient se poser délicatement sur tout ce mélange qui pourtant se révèlent une des meilleurs chansons du disque, les plus aboutis, les plus recherchés, de celles qui s'approchent le plus du divin. C'était "A wind From All Directions"
A la limite, on pourra dire que "Wolfkids", qui vient après, n'est que la suite de la précédente. A peine la transition passée, c'est tout l'orchestre de Sigur Ros (pour donner une idée) qui débarque en mode hippies en pleine descente de champignons hallucinogène, comme celle d'avant, un des meilleurs titres de l'album.
Il es presque temps de se quitter, on commence tout juste à de sire au revoir sur "Moanmusic" Ballade triste posé sur quelques notes de pianos esseulés.
Pour finir en apothéose, car c'est véritablement de ça qu'il s'agit, attendons donc "Feeling the Sun Thru the Earth at Night " qui n'a rien de bizarre hormis son nom à rallonge assez imagé. C'est le point culminant de l'album, le point de rencontre de toutes les ambitions et les tensions sous jacente du disque. Rythme presque tribale, métronomique, chant en forme de célébration de l'astre du jour. Ici, c'est devant la déesse Amaterasu qu'on s'incline, qu'on rend hommage. A la fois respecté et crainte, c'est elle qui dicte sa lois au hommes, et par analogie, c'est ce morceaux qui justifie tous les autres. Sans ce dernier titre, l'impression d'inachevé, ou pire de bâclé, l'aurait emporté sur le reste, pourtant d’excellente facture. C'est ce morceau qui est à la fois la fin et le début de l'abum.
Non, vraiment, du début à la fin (à l'infini), chaque secondes compte, chaque souffles qui habitent l’âme de ce disque vous chatouille l'oreille et vous attire à lui irrémédiablement. Alors surtout, n'hésitez pas à vous perdre dans ce fameux labyrinthe de bois.
C'est sans doute à ça qu'aurait ressembler les albums d'Arcade Fire si il avaient continuer dans la lignée de Funeral (2004). Un chant parfois éraillée mais juste dans l'émotion qu'il transmet, des instrumentation parfois bancales mais touchante, une légère pointe de DiY mais sans les violons de Régine, qui pour le coup, ne manquent pas vraiment.
Fi des comparaisons, Nervous, le troisième album des canadiens (encore!) de Siskiyou, touche du bout des doigts le sublime. Tant par l'alchimie degagée par ces chansons aux accents post pop/rock, tant par ce chant qui sait se faire discret, preuve qu'encore une fois, quand le message est bien délivré, nul besoin de le hurler. Le groupe se permet de belles expérimentations, on y retrouvera des pointes de folktronica et de krautrock, et toujours le soucis du détail qui tue. Comme ces touches de synthés discrète mais efficace, comme ces arpèges de guitares répétitifs hypnotiques, ces entraînant refrains folk.
Et toujours la douceur, le soucis de sonner juste, et ces ambiances feutrées, si parfois inquiétantes, jamais anxiogènes.
Bref, la beauté, bref, la justesse, bref, le bel album, bref, le coup de foudre immédiat dès la première écoute.
La première fois que je l'ai écouté, j'ai eu la même sensation que lors de ma première écoute du premier album de Kishi Bashi, à savoir un grand élan d'enthousiasme pour une pop ambitieuse et mélodique, qui sort des carcans habituelles du genre et qui transcende l'auditeur.
Trop court, cet album de Pepa Knight. en six chansons, l'australien sert sur du cristal un EP aus saveurs exotique. Ainsi, la harpe se mêle à la cithare et aux percussions tribales dans un ensemble franchement psychédélique, lancinant et motivant. impossible de rester de mauvaise humeur en écoutant ça. Cet album aspire toutes les mauvaises ondes qui vous habite là ou d'autres albums plus commerciaux se contentent de violer votre âme. Un des trucs les plus cool que j'ai écouté dernièrement et déjà bien placé dans le top 2014.
Adepte du DiY, rejouissez vous, le premier album d'Adult Jazz est sorti ! Auto écrit, produit et enregistré dans un studio monté de bric et de broc par les membres du groupe, le groupe revendique cette totale indépendance au nom d'une totale liberté artistique.
En roue libre, Adult Jazz enregistre cet album sans aucune limites imposées, oscillant entre génie et ridicule au grée des chansons. Orchestrations trop clichées, surchargées, déstructuration des rythmiques, mais aussi véritable morceaux de bravoure puisant dans des genre aussi varié que l'IDM, le Funk, la Pop ou la Folk. Adult Jazz sait faire preuve de talent quand il s'en donne les moyens.
Malgré un album un peu bancale, on prend du plaisir à écouter le disque en intégralité, et on finis par l'apprécier pour sa richesse et même pour ses morceaux qui demande parfois un effort d'écoute tant tout y est peu commun. Et c'est peut être aussi ce coté bancale qui fait de ce disque un bon disque, passant loin d'un son trop lisse qui aurait finit par faire chier lasser. Une curiosité donc, et au final une bonne surprise qui plaira énormément aux fans de Alt-J.
Derrière ce sympathique disque se cache Clay Whipkey, producteur et musicien indie et émo originaire d'Austin, au Texas. Disparus de la circulation depuis dix ans, il revient sur le marché avec cet album, Long Story , manière d'expliqué pourquoi il fut absent. Ça parle du temps qui passe, et beaucoup d'amour et de sentiments. Musicalement, rien de nouveau sous le soleil, c'est un très bon disque de folktronica, vraiment très bon, c'est subtil, c'est doux, ça s'écoute et ça se boit comme un bon vin et c'est parfait pour chiller, si seulement ce putain de soleil voulait bien se montrer !
Passé complètement à coté de ce magnifique album en 2013, la sortie d'une édition deluxe agrémentée de quatre remixes est pour moi l'occasion de réparer cette bourde. Open Season est le premier album de Hight Highs, groupe de pop australien et peut être bien le groupe le plus talentueux de la terre dans le genre avec les trop regrettés Parsley Sound. Ce mélange savant de Folktronica et de Pop ravira les fans du genre et ravivera la flemme dans ce courant musicaux qui compte tellement de concurrents pour si peu d'élus. Le plus de HH leur vient sans doute de leurs talents de compositeur, de surfé sur cette vague de nappes de synthés planante agrémenté de guitare Folk ou les voix des deux chanteurs et membres du groupe viennent se greffer comme deux diamant dans un écrin sur mesure.
C'est parfait, parce que ce soir, il fait beau, et dehors, tout commence a fleurir, et moi je sens mon moral qui monte en flèche, et tout instant de grâce s'accompagne d'une bande son, celle ci convient parfaitement.
Tient, on me fait savoir dans mon oreillette que James Vincent McMorrow à changé la formule, voyons cela tout de suite. Car de Folk, il est est toujours bien question sur cet album, même si les ambiance se font plus éthérées et douce. Mais dans la trame, c'est bien de folk qu'il s'agit. Soucieux de se mettre en danger pour ne pas prendre le risque de se répéter, JVM s'est donc enfermé dans une ferme au Texas pour accoucher de ce Post Tropical en forme sucrerie douce amère, toujours à la limite de la joie mais n'osant pas franchir le pas, mélancolique et éclectique.
Il m'a fallut du temps pour apprécier cet album, de la persévérance, ou peut être devais-je juste me trouver, à un moment, dans le bon état d'esprit. Car c'est bien de cela qu'il s'agit aussi, ne l'oublions pas. Fournit de mille détails, comme ces batteries mid tempo électronique, ces claviers doux et vaporeux ou cette harpe discrète, ce qui marque le plus dans cet album, c'est bien la qualité de la voix. Bouleversante, émouvante, ou enivrante sont des adjectifs qui conviennent parfaitement à cette dernière tant elle semble claire, cristalline et sans limite. C'est tout simplement une performance qui m'a laissé scotché à mon fauteuil. Rarement une voix chanté ma autant ému, rarement j'aurais apprécier un album à ce point là après l'avoir tant écouté. Ce qui me prouve bien qu'il faut parfois être persistant. Allons donc, écoute, et toi aussi laisse toi séduire, tu ne le regretteras pas.
Rien n'est absolu.
A est A.
J'écris seul, je test des trucs.
Tout ce que je dis ne concerne que moi, il n'est question que de moi.
Ce que la musique fait au corps avant tout le reste. Cultiver notre joie.
Fragile Animals - Church St (2026)
-
https://fragileanimals.bandcamp.com/track/church-st-2
The best of shoegaze, dreampop, shoegazing (indie with shoegaze influence)
and dreamy (indie with drea...
Weekly Releases: 05.15.2026
-
[image: logo]
Please feel free to jam the playlist below, request reviews from staff and
contributors, let us know what you’re looking forward to this we...
[Track of The Day] Metric - Time Is A Bomb
-
Découvert au tournant des années 2010 et perdu de vue tout juste après (*'Synthetica'
*en 2012), Metric n'a pas attendu que je me ré-intéresse à eux pour ...
THE HAUNTED YOUTH – Boys Cry Too (2026)
-
Déjà remarqués avec l’excellent Dawn Of The Freak, les Belges de The
Haunted Youth confirment toute l’étendue de leur talent avec les variations
dreampop e...
VIGILANTE – Behind the mask [EP]
-
*VIGILANTE – Behind the mask [EP]*
*Autoproduction*
Nantes encore. Nantes toujours. La ville ne cesse de sortir des groupes qui
comptent, et *Vigilan...
Matteo Stella ~ Radeche Fonne
-
Matteo Stella’s Radeche Fonne resists the pastoral temptation that often
shadows music rooted in place. While deeply embedded in the geography and
traditio...
Justice League of America n°94-99 (1971-1972)
-
Suite du survol des *Justice League of America* n°86-92 pour se demander si
le même scénariste (*Mike Friedrich*) avait une sorte d'unité de vision sur
c...
Lufeh "Overwhelmed"
-
Country: USA/Brazil Genre(s): Progressive Rock/Metal Format: digital
Release date: May 29, 2026 Tracklist 01. He Commands The Sun and The Stars
– 4:2202. B...
American Football – American Football (LP4)
-
Sept ans après leur troisième album, le légendaire groupe emo américain
American Football récidive avec leur quatrième album.
L’article American Football...
The Bevis Frond 2026
-
Allez zouhh, on va pas se laisser abattre par les matins grincheux, un pavé
bien trempé pour remettre les poils de la bête à l'heure. La pluie revient,...
"This Is Our Life" by Nina Winder-Lind
-
We were not previously familiar with *Nina Winder-Lind* or The New Eaves,
the band of which she is a member. But we are quite taken with her new
singl...
The Shits : Diet of Worms
-
Quid de The Shits ? Sont-ils du pur Brainbombs, comme chacun sait ? Ou bien
du pur The Stooges, comme chacun sait ?
Rien à voir. The Shits, de toute évi...
Tomora - Come Closer
-
Après l’ascétisme de Dagmar Zuniga, voici l’hédonisme version Aurora et
Chemical Brothers. L’étonnante fusion des univers musicaux de la jeune
norvégienne...
Fun Fun Funeral - Shake Up The Humdrum (album)
-
Comme une machine qui s'emballe, la pop électro et bariolée de Fun Fun
Funeral roule et tourbillonne, craque, bippe et boppe, transportant sur son
dos de...
Belle & Sebastian - Grand Rex (Paris) - 27/02/26
-
1996 : le groupe de Glasgow Belle & Sebastian enregistre un premier album
que la presse d'alors qualifia de séminal, *Tigermilk.* Suivi et c'est
assez r...
Robert Duvall 1931-2026
-
Qu'est ce qu'un soi-disant second rôle ?
Dans son cas, un acteur qui rendit l'écran passionnant par sa présence, son
jeu, son phrasé.
Depuis *Apocalypse n...
Changement de site
-
Bon, ça fait un petit moment que le site n’est plus actif. Inoui, le
webmaster, s’en est allé vers de nouvelles contrées et franchement, je lui
tire mon ...
ROSEAUX - III (Fanon Records/Idol/BigWax)
-
ROSEAUX - III (Fanon Records/Idol/BigWax)
Mais quel plaisir de retrouver le sobre et rafraichissant *Roseaux*, de
recroiser ses sonorités acoustiques si...
The Blog Is Done
-
I've made the decision to stop updating the blog. It's served a purpose for
a long time, but I've decided it's no longer needed. Thanks to all of you
that ...
Fin ou début?
-
Bonjour à tous,
Vous pouvez désormais me retrouver sur Le Blog De Chris à cette adresse:
https://leblogdechrismb.blogspot.com/
où il ne sera plus exclu...