Blanck Mass - In Ferneaux

 











2021
Sacred Bones Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

In Ferneaux fait partie de ces milliers d'albums, de bande dessinées et de romans écrits durant le confinement de 2020. Il est donc par conséquent le reflet d'une époque, et c'est important de le signaler, mais pas que. Ce temps libre à permis a Blanck Mass de fouiller dans dix années d'archives sonores, enregistré sur le terrain, des brouillons de chansons, de morceaux, des sons juste même. Voici la génèse de cet album.

Il contient deux longue pistes d'environs vingt minutes chacune et s'articule en deux temps. L'album est hanté par les voix enregistrées au fil du temps, vague souvenirs mélancolique dans l'esprit du compositeur, sur fond bruitiste, noisy. On y alterne les moment de pure grâce musicale ou la musique parait baignée de  lumière, et d'autre au contraire très dur à l'écoute douloureux. Car c'est bien de douleur qu'il s'agit un peu, selon les explications même du compositeur. Celle d'être enfermé avec soit même, qui se rapporte à une vision personnel de l'enfer, mais aussi un processus de deuil qui entache la composition musicale, les morceaux alternant entre passage presque zen et rage pure ou l'on entendrait presque la destruction et l'impuissance en arrière plan. 

In Ferneaux est très déconstruit, et ne suis presque aucun plan logique sinon celui du compositeur, qui se garde bien de nous communiquez le chemin. C'est un album dure d'accès qui m'a laissé dubitatif. encore aujourd'hui, je ne saurais dire si j'aime  ou si je déteste. Ce qui est sur, c'est que c'est le genre d'album qui ne laissera personne indifférent.

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Black Dresses - Forever In Your Heart

 











2021
Bandcamp

Un disque qui poussa la plaisanterie à sortir le jour de la saint Valentin. On en rigolera après la première écoute, en gouttant toute l'ironie de la date choisit. Voici un album ouvertement  militant, pas moins excellent pour autant. Au cœur de la tempête, deux canadiennes aux cœurs brulant qui mélange habillement heavy metal et musique industriel violente pour proposer  une vision du monde extrêmement sombre, tendance noir. Les paroles de Black Dresses sont pleine de désespoir, à vous rendre littéralement dépressif après l'écoute. On y parle de la mort, du suicide, de la dépression, et du sexe, mais pas de celui qui donne du plaisir, ici le corps fait  un avec la machine , les chattes dégoulinent et se frottent mécaniquement  dans une parodies de coït sans lendemain, sans but presque. Ici tout dégouline, sent le stupre et l'huile moteur, il fait chaud, et puis de suite un froid polaire, on navigue entre les extrêmes à vue au travers du brouillard. C'est parfois hurlé, parfois chanté, et souvent noyé dans un déluge de musique électronique bruitiste et un mur de guitares distordues à l'extrême. Ca tape, ça percute, sa vrille les tympans dans une démarche de création et de destruction féconde, même si sans espoir.
Tout ce qui touche  à cet album est extrême, de la démarche à la composition , et même jusqu'à la pochette de l'album et sa représentation cauchemardesque mi humaine mi autre chose qu'on à pas vraiment envie de savoir ce que sait, comme un genre de parasite extra terrestre ou un bien un hybride, puisque ça collerai plus avec la démarche de l'album. Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir. Génial.

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Hoorsees - Hoorsees

 











2021
Howlin Banana Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

On serait bien bête de se laisser convaincre par l'apparente simplicité de Hoorsees. Ce mélange de rock garage et de shoegaze convient aux oreilles qui cherchent dans l'écoute de cet album un mélange harmonieux de coucher de soleil sur fond de douce mélancolie. Ecouter cet album revient  à fixer pensivement la fenêtre ou le soleil finit par vous éblouir à force de se baisser sur l'horizon. C'est la bande son parfaite de l'ennuie sans ennuie (je l'écoute alors que tout ma famille regarde un film un peu chiant sur Netflix, du coup j'ai l'image et l'album en son, ça passe crème).
 Ca prend son temps, sa se laisse facilement apprivoiser, et je jure que c'est agréable de rien foutre en écoutant ce disque, genre je l'écoute en scrollant sur twitter sans vraiment lire ce qu'il y à sur l'écran de mon ordinateur, et j'ai quand même pas l'impression de prendre mon temps.
Si l'on ajoute le fait qu'il fait beau et que j'ai pu sortir  me promener sans mettre de  manteau, c'est juste le disque  parfait de la demi saison, comme dit ma mère.
Et j'aimerais laisser le mot de la fin à Willsexburger et son commentaire sur la page bandcamp du groupe (dont tout le monde à déjà parlé, je m'en rend compte à présent, tant pis j'ai l'habitude)

"This album feels like a long car ride when you're nine"

Pas mieux.

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The Shape - MORNING, PARADISO

 











2021
Bandcamp

Cela fait un petit moment que les italiens de The Shape trainent dans ma liste d'écoute, sans que j'arrive pourtant à trouver par quel bout traiter leur album. C'est toujours délicat avec les disques protéiformes. Si de premier abord, on est tenter d'y voir juste un disque un peu pop, on seras vite décontenancé à l'écoute de l'album entier, qui s'avère bien plus riche que ne le laisse supposer les premiers titres. Ho bien sur il est pop ce disque, n'en  déplaise. Certain titres sont d'une fraicheur et d'une simplicité un peu dansante qui en fait des parfait candidats pour devenir des singles, mais pas que. C'est qu'au fur et à mesure, on finis par découvrir des pistes plus sombre, plus mélancolique, serait ce que le paradis n'est pas ce que l'on attendait de lui ? 
Le disque qui commence sur quelques notes gaie finis peu à peu par s'enfoncer dans une douce mélancolies, avec des chansons de plus en plus grises et belles, et certaines  pistes instrumentales renforce cette sensations, usant des synthétiseurs pour poser l'ambiance. C'est un disque surprenant, composé avec talent qui se laisse découvrir au fil des surprise qu'il renferme. Très beau.

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Still corners - The Last Exit

 











2021
Wrecking Light Records
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Presque dix ans que Still Corners taille son petit chemin dans le monde de la musique. Usant de douceur, mélangeant habillement electronica et folk et en y ajoutant une voix nébuleuse, douce et chaleureuse. Pas étonnant, quand même, qu'après quatre album, une évolution se fasse sentir. C'est tout doucement, en léger glissement, que cela s'est fait, sans violence, naturellement, organiquement même. Après les mélodies bedroom pop, vaporeuse du début, on sent ici, sans renier l'héritage des débuts, un glissement vers le folk, ou folktronica. Les guitares se font plus présente, et ça transpire clairement, pour moi, une ambiance westen qui n'est pas sans rappelé Calexico, par exemple. 

The Last Exit est un disque très beau, les mélodies folk à la guitares sont simple mais efficace, la composition est presque parfaite, l'album est homogène, cohérent, mais d'une tristesse. Et quand  je dit triste, j'aurais du dire infiniment triste. On y parle de la mort, de chagrin, d'avancer à l'aveugle dans la vie et le disque laisse transparaitre sa mélancolie lancinante, presque douloureuse, au fil d'un disque qui je le répète, est pourtant musicalement une totale réussite, mais qui laisse à l'écoute comme des larmes aux coins des yeux et un poids sur le cœur. Sublime.

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Mogwai - As The Love Continues

 











2021
Rock Action Records
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Mogwai est devenu, depuis son commencement, une référence, que dis je, une autorité dans le domaine du genre Post rock. Même s'il faut avouer que c'est toujours un peu réducteur. Les écossais ont sans cesse lancer des vrilles pour explorer qui à droite qui à gauche et élargir leurs horizons musicaux. Alors un groupe a-t-il encore quelque chose  à dire après dix albums ? La formule n'a presque pas changée, de plus ou moins longs morceaux, très souvent instrumentaux, qui oscillent entre douceurs et violence, le groupe étant réputé pour ses sortie de concerts sous un massacres de larsens. La musique de Mogwai est resté très évocatrice dans ses textures. Le fait qu'elle soit le plus souvent instrumentale permet à l'auditeur une grande liberté d'interprétation, malgré des noms de pistes parfois nébuleux. Et ce dixième rejetons du chaos ne déroge pas à la règles. Il est toujours très inspiré, parfois d'une douceur presque sensuel, et parfois d'une violence en forme de murs de guitares distordues et batteries presque militaire. Sincèrement, un disque honnête et dans la droite lignée du reste de la discographie, l'évolution normal d'un groupe qui s'étoffe dans la composition et qui continu de produire une musique aérienne qui colle  à l'époque, la bande son de toute une vie à courir avec les loups.

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