Glassing - Light and Death

 











2017
Pax Aeternum Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Voici donc la pièce à l'origine du mal. Voici la pièce à conviction numéro 1. L'objet de toute la violence naïve et juvénile dont est capable  un groupe qui se réclame  à la fois des genres doom, black métal, sludge et hardcore. J'aime entendre ces guitares si saturées crisser sur mon tympan. Les basses poussées à 11 soulève les tripes. Et quand au chant, et bien disons  qu'on en à pour son audition. C'est qu'il est surtout et avant tout post. Ne serait ce que par cette pochette, cette photographie à l'ancienne qu'on imagine pas  illustrer autre chose, sinon un album de  métal ambient, ce qu'il ne manque pas d’être à l'occasion.
J'ai bu en l'écoutant une bouteille de cote du Roussillon qui s'appelait "Ivresse des sens (2021)", il à un parfum d'ylang ylang dans le nez, très rond, tannique mais pas trop, et une finition de fruit noires sur la langue et le palais, comme  une compotée. Il est foutrement excellent, et ainsi en est il aussi de ce Light and Death, le premier album de glassing, dont je soupçonne qu'ils soient parmi les premiers rejetons de Deafheaven (la filiation semble assumé par le groupe d'après ce que j'ai compris). Disont le Deafheaven de "New Bermuda" peut être, c'était en 2015, une éternité de mouvements d'eaux en tout genre  ont secoué cette sphère depuis.
Je m'étonne encore, et j'espère jusqu’à ma mort, qu'une telle musique puisse sembler à la fois si fragile et si violente. Les hurlements du chant, ou bien est ce le contraire, il est difficile de différencier la douleur de l'extase, tout est trouble. Tantôt serein, tantôt cavalcade, l'album est par moment abyssale de profondeur, aussi lourd qu'une chape de plomb, et à d'autre, il me semble presque flotter sur la cime d'un nuage. Light and Death ce veut un maelstrom d'émotions contradictoires qui joue de l'auditeur en le baladant au gré d'un chemin qu'on est bien obligé de suivre, mais avec le sourire , en définitive.

Posted in , , , , , , , , , , | Leave a comment

Glassing - Spotted Horse

 











2019
Brutal Panda Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Wow! On à pas finit d'en entendre parler de celui la. Correction, je n'ai pas finit d'en parler, parce que ça fait un moment que je regarde plus les statistiques. Je prêche dans le désert, là ou sont les vrais croyants et/ou amateurs de musique. ET non il ne s'agit pas d'élitisme, je vous vois venir. Je n'étais pas encore dans le désert quand ce disque est sorti, je n'étais pas prêt, mon esprit n'était pas prêt. Je marchais encore pieds nus dans l'herbes tendre et grasse, mon corps étais gorgé d'eau, je n'avais pas connu la soif.
A présent je suis assoiffé, horriblement assoiffé, d'une soif inextinguible que rien ne peut ou semble rassasié. Je vais par crêtes et dunes, marchand sous un soleil implacable, ma peau me brûle, la sueur me brule les yeux et irrite un milliers de petites plaie sur mon corps. J'ai tant soif, je cherche péniblement la musique qui pourra m'étancher un instant, et dans cet instant pourtant, j'ai en esprit la soif qui arrivera, aussi sur que le jour succède à la nuit et que ma quête est sans fin.
Ainsi donc il m'a fallut entrer dans le désert comme en sois même, il m'a fallut me discipliner. Au début je courrais, je trébuchais, je tombais. Maintenant mon esprit est plus discipliné, plus calme, même s'il m'arrive encore que mon cœur s'emballe à l'écoute des premières mesures d'un disque. Maintenant je marche, calmement, lentement, je progresse d'un pas serein et tranquille, et ainsi j'arpente le désert avec mesure. 

Posted in , , , , , , , , , , | Leave a comment

Woods of Desolation - The Falling Tide

 











2023
Season of Mist
Spotify | Deezer | Bandcamp

J'aurais tout essayer aujourd'hui, il n'y eu que celui ci qui trouva grâce à mes oreilles parce que pourquoi pas. J'ignore quels affects souterrains me poussèrent dans sa direction, même si je sens bien que récemment mes gouts semblent me pousser vers ce genre de productions. Balloter par mes affects comme Ulysse par le caprice de dieux mesquins,  il me semble que j'incline vers une forme de musique un peu plus extrême. Le moi du lycée avait fixé sa limite à Gojira dans l'audible, et  pour longtemps, et sans doute à l'époque aurais je vomi une telle musique. Et nous déroulons le fil de l'histoire, la généalogie musicale se fait, parfois clair, parfois brumeuse. C'est peut  être la claque Deafheaven pour moi en 2013 qui ouvrit la porte ? Il faut bien commencer par un bout. Après tout, je suis venu à Philip.K.Dick par Bernard Werber. Aujourd'hui j'ai l'intégrale de K.Dick chez moi et j'ai vendu ou donné tout mes Werber, je ne peut plus lire  une ligne du français sans souffler très fort par le nez d’exaspération.  J'aime toujours Gojira pour autant, mais me sens plus proche de Deafheaven.
Bon il s'agit quand même de Woods of Desolation, un groupe qui à un peu d'expérience, et comme qui beaucoup, je découvre seulement maintenant via son dernier album.
The Falling Tide vogue vers la ou le vent souffle. La production est impeccable, l'orchestration est efficace et puissante et le chant est émotionnellement chargé, on est quand même sur une nuance de black métal. J'emmerde les puristes, j'en ai été un, j'en suis revenu.
Franchement, j'aime. J'ai pu écouter que ça aujourd'hui. J'ai du supprimer une quinzaine d'album de bandcamp en tentant d'écouter des choses que j'avais mis de cotés, et  lui je l'avais déjà sous l'oreille, et j'ai pu écouter que ça. La vérité ne m’intéresse pas, je veut juste encore trainer les tympans sur ces murs de guitares, sur ce duo basse batterie fusionnel et sur ma laisser émouvoir par le chant dans cet assemble de cathédrale sonore traversé de lumière.

Posted in , , , , , , | Leave a comment

Seabuckthorn - Inlandscape

 











2023
Fluid audio
Spotify | Deezer | Bandcamp

La lenteur de cette musique est fascinante. Andy Cartwright compose seul, principalement, armé de quelques guitares dont ils aime pousser les limites, il enregistre sur des cassettes audio, fait des boucles, et  puis il invite  un tas de copain à venir jouer avec lui. Qui vient avec son saxophone, son violon, son tuba, sa clarinette ou son trombone. Des guitares dont on caresse les cordes avec un archer, ont ce son caractéristique, comme un gémissement déchirant, ou bien un cri de joie.
La musique de Seabuckthorn s'inscrit dans la longueur, regardant explicitement vers le lointain. C'est le genre de composition qui ne manqueras jamais d'évoquer des grands espaces naturels, du genre dont on sait bien.
N'avons nous pas , à l'écoute, imaginé ces plaines où ondoient l'herbe sous le vent ? N'avons nous pas marché sur cette plage constellé de galets, n'avons nous pas regarder notre reflet dans une flaque ou se cachait des crabes et quelques tout petit poisson, n'avons nous pas glissé sur ces algues bruns et épais, et au détour de notre pérégrination, n'avons nous pas ramasser ce fossile, témoin de plusieurs  millions d'années de changement ? N'avons nous pas regardé la ville de loin, à la fois dégouté et fasciné, alors que la bruine nous cinglait le visage ? Ces odeurs et ces sons humain ne nous ont ils pas fait peur ? N'avons nous pas blêmit dans le crépuscule, et pleurer  à l'aurore ? Oui, tous.

Posted in , , , , , , , , | Leave a comment

Beach Fossils - Bunny

 











2023
Bayonet Record
Spotify | Deezer | Bandcamp

Dire qu'on l'attendait serais un euphémisme. J'assume de dire que Beach Fossils est probablement l'un des meilleur groupe de pop rock en activité. On y retrouve avec délice cette musique aérienne, mélodieuse, caractéristique des new yorkais. Avec Bunny, c'est une fois de plus le retour en grâce du genre bedroom pop, à savoir cette musique qu'on écoute seul, dans sa chambre, soit en lisant, soit en fixant le plafond l'air absent, perdu dans nos pensées. Le travail sur l'écriture des chansons est sans doute à ce jour le plus intime, personnel et vibrant que le groupe délivre. On y parle de paternité, de lutte contre la maladie ou bien de la joie toute simple de se trouver avec des amis. Ces choses banales dont est faite l’existence et mis en abîme par un groupe au sommet de son art.
Tout semble gloomy sur cet album, ou l'on évolue au sein d'une brume lumineuse, éboulit et chancelant. Car une fois de plus, les compositions du groupe sont juste lumineuse. De cette lumière métaphorique bien sur, qui peut saisir le cœur à l'écoute des onze gemmes qui constituent ce disque.Bunny est un hymne  à la vie, avec ses cotés sombres, ses peines, ses larmes mais aussi ses rires, ses  joies simple de l’existence qui plurent tant à Nietzsche qu'il en fit des ouvrages.
Qu'on se fit peu à l'expression du lapin de la pochette du disque, est il heureux  ou inquiet, surpris même ? Il représente bien l'état d'esprit qui règne sur cet album, pris dans les émotions contradictoires qui nous traverse et nous affecte ne serait ce que dans une seule journée, avec peu ou toute intensité. Il est la bonne expression de ce qui nous arrive, lorsque nous sous trouvons balloté ici et là par nos affects et nos émotions, barreur d'une embarcation qui lutterait  pour ne pas couler.


Posted in , , , , , | Leave a comment

BRUIT ≤ - Apologie du temps perdu, Vol. 1


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2023
Bandcamp

Le vieil homme me regarda droit dans les yeux, un regard sans crainte apaisé, pas résigné, y brulait encore, on le sentait, une flamme, ou une braise sous les cendres, qui ne s(éteindrait qu'a sa mort. Simplement, il y avait un age  ou même les plus résolu se sentent gagné par la lassitude. Certains vivent le calvaire de Sisyphe, d'autres arrêtent tout simplement, la flamme baisse en intensité, devient une flammèche, une étincelle, une scorie. 
"C'est que dès l'école on éduque les gens à être de bons citoyens qui ne renâcleront pas trop, qui gueuleront pas trop." Il rit en prononçant ces derniers mots, comme gêné par ses propres paroles. Il reprit.
"Mais vivre c'est pas bosser comme un dingue, métro boulot dodo ... C'est pas vrai ça c'est pas vivre, c'est être esclave, mais pas vivre.
Pour moi j'ai qu'une vie, c'qui m'importe c'est de la vivre.Si je la vie mal ça regarde personne que moi, la vivre bien c'est pas avoir de l'argent, la vivre bien c'est vivre !"
Un éclat nouveau brillait dans le regard de l'homme, quelque chose d'ancien semblait palpiter, irriguer ce corps marqué et usé par une vie de labeur, plus vif, le teint plus rouge, comme un printemps de cœur. 
"Prendre son temps, boire un verre, discuter comme on fait  maintenant, rien foutre ! Perdre son temps c'est la plus merveilleuse façon de le gagner ! Alors les gens qui disent que le temps c'est de l'argent c'est pas vrai ça ! Mais perdre son temps c'est fabuleux tu rêves, tu te laisse allez ..."
Et son regard se perdit dans le rêve, et je n'osais pas le réveiller.

Posted in , , , , , , , , | Leave a comment
The Black Box 2010 - 2023. Fourni par Blogger.

Search

Swedish Greys - a WordPress theme from Nordic Themepark. Converted by LiteThemes.com.